Pourquoi vous ne devez pas (toujours) croire votre cerveau lorsqu’il est anxieux? Comment prendre du recul avec l’anxiété?

L’anxiété est un état désagréable et envahissant. Dans cette situation, il nous est particulièrement difficile de prendre du recul et nous nous laissons bien souvent submergés par les émotions négatives.

Voici 3 clés qui vous aideront à prendre du recul avec vos pensées anxieuses.

Notre cerveau a naturellement tendance à ne se focaliser que sur le négatif

Si l’optimisme est variable selon le tempérament des personnes, la focalisation sur le danger est un mécanisme humain qui a contribué à la survie de l’espèce.

En effet, par exemple, les journaux et magazines seront beaucoup plus vendus si leur une se focalise sur un événement dramatique.

Des expériences de psychologie ont montré qu’un texte était mieux retenu s’il contenait des termes fort émotionnellement. C’est d’autant plus vrai si la personne est anxieuse ou dépressive.

Le mécanisme de la contagion émotionnelle

Nous sommes des animaux sociaux. Nous sommes particulièrement attentifs aux émotions des Autres, en particulier si elles sont susceptibles de nous signaler un danger (réel ou imaginaire).

La peur est l’émotion la plus contagieuse qui soit. Si vous apercevez quelqu’un de paniqué dans la rue, il y a de fortes raisons de penser que, vous aussi, allez ressentir de la peur, par contagion émotionnelle. Là encore, c’est un mécanisme de survie de l’espèce.

Aujourd’hui, les dangers réels sont bien moindres, heureusement… Or, on peut être très contaminé par l’anxiété et la morosité de ses collègues ou de son conjoint.

C’est très net chez les enfants: les parents anxieux font souvent des enfants anxieux…

Les biais cognitifs sélectionnent les informations

Nous percevons le monde à travers notre propre réalité. C’est comme si le monde passait au tamis de notre personnalité, et plus particulièrement de nos schémas de pensées. Il s’agit d’un système de croyances sur le monde, les Autres et soi même. Ainsi, nous ne validons que ce qui va dans le sens  de notre filtre. Voici par exemple comment cela s’opère:

  • Interpréter un détail hors de son contexte
  • Ne retenir que des événements négatifs et négliger les événements positifs
  • transformer une expérience positive en un vécu négatif
  • Relier des événements à sa propre personne
  • Conclure sans preuve
  • Raisonner de manière excessive, en tout ou rien
  • Considérer nos sentiments comme des preuves
  • Généraliser à partir d’un seul fait

On voit bien comme notre cerveau peut nous jouer des tours. Ce n’est pas parce que l’on pense quelque chose que c’est vrai … et encore moins qu’il faille le croire…

Virginie BOSSUT

Psychologue clinicienne, spécialisée en TCC

 

 

Partagez l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • 16
  •  
  •  
  •  
  •  
  •   
  •  

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *